Fédération des Aveugles et Amblyopes
 de France
Gard-Lozère

Compte-rendu d'activités

Culture : Le génocide Arménien

Le 26 Avril 2019
Rédigé par : Martine VILLARD

Le 26 avril 2019, j'étais invité à l'association FAAF pour présenter la culture et l’histoire de mon pays d’origine: l'Arménie.  J’ai accepté l’invitation avec plaisir. Pendant tout l’après-midi nous avons fait un petit parcours historique.  Le  thème général  était le Génocide des arméniens, organisé et réalisé par l'autorité turque de 1915 à 1923. Les turcs ont tué 1.500.000 arméniens, provocant 500.000 orphelins, obligeant 500.000 arméniens à l’exil et contraignant 100.000 arméniens de confession chrétienne à se convertir à l’islam.
Cette conférence m’a permis de faire connaître la vérité sur le génocide arménien.

Dès 1915, la France, l'Angleterre et la Russie avaient reconnu le Génocide  comme crime contre  l'humanité et la civilisation.
En 1919, le tribunal turc a requis la peine de mort pour les responsables de crime lors du génocide mais il a renoncé et changé d’avis aussitôt. Jusqu'à aujourd’hui la Turquie a entrepris un véritable lobbying pour transformer la vérité aux yeux du monde.
Le 24 avril est devenu le jour  de la commémoration du Génocide des arméniens, ce jour symbolise l'arrestation  des écrivains, journalistes, médecins et hommes politiques et leurs mises à mort. C’est aussi le jour pour la diaspora arménienne de remercier les gens et les 60 pays qui nous ont aidés et qui ont reconnu le génocide. Dans notre souffrance, nous n'étions pas  seuls.
La France, son président et les parlementaires ont reconnu le génocide des arméniens.
C’est un engagement contre la violence et les crimes.

Davit HARUTYUNYAN

Un grand merci à Davit, son épouse et leurs deux enfants qui m’ont accueillie si chaleureusement en ce jour de la première commémoration du génocide arménien. J’ai découvert avec une profonde émotion que la communauté arménienne de Nîmes, si nombreuse savait dire merci à notre pays mais aussi et surtout leur désir d’intégration et leur ardeur passionnée pour apprendre et utiliser très vite la langue française.
L’exil, c’est deux pieds sur le sol du pays d’accueil, la tête dans celui d’origine et le cœur partagé entre les deux.