Fédération des Aveugles et Amblyopes
 de France
Gard-Lozère

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Compte-rendu d'activités

Evènement : Un violon pour partir ailleurs

Le 31 Mars 2017
Rédigé par : Yvette SENEGAS

Amatrice de musiques du monde, je me suis rendue ce vendredi 31 mars à l’Odéon à Nîmes pour écouter un concert de musique manouche. Je vais vous présenter le groupe qui, le temps d’une soirée, m’a enchantée par son talent et la qualité de son répertoire.

La 4ème édition du cycle des musiques du monde présente des traditions musicales peu connues, celle des musiques et celle des chants et danses de la région de Kalotaszeg en Transylvanie.
Ces répertoires de musique sacrée, rituelle ou profane sont issus de la plus profonde tradition orale, toujours bien vivante, que se réapproprient aujourd’hui ces artistes.
Lamentations, célébrations, czardas et szaporas de la région de Kalotaszeg.
Avec son trio, Tcha Limberger, musicien belge d’origine manouche, fait briller au firmament cette musique considérée « comme la plus belle de la musique hongroise ». Musicien multi-instrumentiste, compositeur, chanteur, aussi à l’aise dans la musique de tradition orale que dans la musique actuelle, il est accompagné pour ce concert par deux musiciens « historiques », Berki Victor, basse et Toni Rudi, brac (luth), tout deux compagnons de route pendant de très longues années du regretté maitre, Neti Sandor. À la mort de celui-ci, seul le son de Tcha, qui s’est lui-même beaucoup imprégné de l’enseignement de Neti Sandor, les a convaincus de poursuivre encore pour quelques années.
Tout au long de la soirée Tcha nous a présenté les différents morceaux avec beaucoup d’humour, un accent très particulier, et une simplicité touchante pour expliquer son attachement à ces peuples et cette musique traditionnelle qui semble ancrée au plus profond de lui-même. Avec son violon à la fois langoureux et fébrile au point que l’on se demande comment des doigts peuvent aller aussi vite pour faire ressortir l’âme de ces musiques.
Cela a été un vrai bonheur et le public ne s’est pas trompé puisque Tchan et son groupe sont revenus trois fois pour des rappels très acclamés.
J’ai eu le plaisir de le rencontrer à la sortie pour échanger quelques mots avec ce magicien du violon. Ce fut une soirée qui m’a transportée loin, très loin mais qui aussi m’a prouvé une fois encore que les musiques traditionnelles qui expriment des moments de la vie, des traditions d’un peuple quel qu’il soit sont éternelles et resteront toujours vraies et indémodables.